Confinement – Jour 37

Diling diling diling – Aujourd’hui intéressons-nous à la théorie du chaos. Oui, bon après les astres, les insectes ! Et cette question ? Si les battements d’ailes d’un papillon au Brésil peuvent provoquer une tornade au Texas, est-ce que petite crotte lâchée par une chauve-souris peut provoquer une pandémie ? « C’est l’effet papillon, petites causes, grandes conséquences
Pourtant jolie comme expression, petites choses dégâts immenses
On l’appelle retour de flamme ou théorie des dominos
Un murmure devient vacarme comme dit le proverbe à propos… »
*
Étudier la théorie du chaos, en gros, c’est calculer la prédictibilité d’un phénomène en étudiant sa sensibilité aux conditions initiales. Je ne vous ai pas encore perdu là ? Y’a encore du monde qui me lit ? La moindre petite différence initiale peut mener à une évolution différente. Exemple avec le papillon et la tornade : Si on veut prévoir qu’il y aura une tornade au Texas, il faut prendre en compte tous les mouvements de l’air les plus infimes, y compris ceux provoqués par un battement d’ailes de papillon ! Si on considère qu’un battement de papillon peut déclencher une tornade. On peut tout aussi bien dire que s’il n’y a pas de papillon, il n’y a pas de tornade. Mais si on ajoute un autre insecte, il n’y aura peut-être pas de tornade non plus ! Ce n’est pas le papillon qui fait la tornade, mais elle est la conséquence de l’ensemble des conditions initiales de l’atmosphère qui a évolué. Sa sensibilité est telle que tous les minuscules détails comptent. Ils vont en quelque sorte s’agglomérer pour donner une tornade ! OK ! 
Bref, revenons à nos moutons. Si on part de notre pauvre petite chauve-souris, on se rend bien compte qu’elle est un super incubateur de coronavirus. Oui mais, si on lui avait foutu la paix, elle les aurait gardés, pour elle, ses miasmes ! Mais, il a fallu d’autres facteurs pour que ce soit le chaos. Je vais prendre deux exemples, les plus probables, pour filer la démonstration. La première, donc, est que la chauve-souris a pris son cabas, et qu’elle est allée tranquillement faire ses courses en ville, vu que dans le ciel des campagnes y’a plus rien à bouffer. À la recherche de produits rares et délectables, elle est passée à côté du marché aux animaux sauvages et, s’y est arrêtée. Et là, sans le faire exprès elle a lâché une petite crotte. Déjà, s’il n’y avait pas d’insecticides, il y aurait des insectes en abondance. Donc plein d’insectes, pas de courses en ville pour la chauve-souris ! Pas de marché aux animaux, pas de convoitise, et donc pas d’arrêt ! Une petite culotte pas de crotte perdue… Bah ça se tient ! Continuons : Pas de crotte, personne pour la manger. Mais le pangolin, à ce moment-là, poussait son dernier soupir… crevait la bouche ouverte dans son infâme petite cage! Gloups, il avale la crotte contaminée. Là encore, sans de pangolin, pas d’ingestion de caca ! Et la chaîne des minuscules détails continue : Pas d’humain pour manger de pangolin, donc pas de transmission du virus. Pas de détection immédiate de ce nouveau mal, pas d’alerte. Pas d’alerte, pas d’alarme. Le mal se répand. Pas d’avion, pas de train, donc pas de propagation. Pas de traitement et c’est la pandémie ! 
« L’instant d’après le vent se déchaîne
Les heures s’allongent comme des semaines
Et tu te retrouves seule assise par terre
À bondir à chaque bruit de portière, mais
Ça continue, encore et encore ! 
C’est que le début, d’accord, d’accord! »
**
On voit bien que la pauvre petite bestiole seule ne serait pas parvenue à ce chaos ! Il a fallu que toute la somme des détails soit propice à la création de ce merdier ! La deuxième théorie est sensiblement la même. Elle part du laboratoire P4 de Wuhan. Soit dit en passant dans l’armée, le coefficient P4 indique la présence prolongée de troubles de la personnalité et de l’adaptation définitivement incompatible avec la poursuite du service. Ça laisse songeur… bref. Un labo bien géré, donc pas de problème de sécurité. Pas de problème de sécurité, donc pas de fuite. Pas de fuite, pas de virus qui se balade sur une personne contaminée… Mesdames, mesdemoiselles, messieurs vous êtes à bord du vol Covid-19. Toutes les conditions sont réunies pour faire un excellent voyage. La durée du vol estimée est de plusieurs semaines. Veuillez attacher vos ceintures. Nous allons décoller ! Je suis détendue, j’aime prendre l’avion…et j’ai un masque, mais comme je suis si bête, je l’ai mis à l’envers parce que c’était plus joli ! 

*L’effet papillon – Bénabar
**Encore et encore – Francis cabrel

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