Confinement – Jour 50

Diling diling diling – J-5 avant le déconfinement. Demain, Édouard va nous annoncer son plan final, avec sa fameuse carte coloriée, par Sibeth, en rouge et vert ! On sait d’ores et déjà, que la distance de 100km, ne sera pas une distance routière mais à vol d’oiseau. 
« Mais j’en ai marre d’être roulé
Par des marchands de liberté
Et d’écouter se lamenter
Ma gueule dans la glace, dis
Est-ce que je dois montrer les dents?
Est-ce que je dois baisser les bras?
Je ne sais plus, je ne sais pas, je suis perdu
Fais comme l’oiseau
Ça vit d’air pur et d’eau fraîche, un oiseau
D’un peu de chasse et de pêche, un oiseau
Mais jamais rien ne l’empêche, l’oiseau
D’aller plus haut, oh… »*
Moi, je ne suis pas un oiseau ! Faut-il que je me fasse pousser des ailes ? J’ai encore un peu de temps… je peux essayer de coller sur du carton ces beaux pétales de pivoine qui, en se fanant, se sont décolorés et ressemblent à des plumes ! Wy not ? De toute façon si j’étais un oiseau, je n’en aurais rien à foutre de leurs contraintes de distance. Je ferais le tour de Paris, et comme les goélands je m’en prendrais aux drones. Et puis, les intestins bien remplis – un combat politique, ça se prépare et c’est bien connu, la rancœur ça fait mal au bide ! – j’irais me soulager sur la tête de Macron, celle de Castaner et de tout leur aréopage. Une attaque en rafale ! Et puis je m’envolerais vers d’autres horizons ! Mais je ne suis pas un oiseau. D’ailleurs, je préférerais être une chauve-souris… Parce que si j’étais une chauve-souris, j’affûterais mes dents pour aller les mordre au cou, comme un vampire, et instiller la peur dans leurs veines ! Covid, vous avez dit Covid ? 
« Sous ma boule à facettes quand danse ma colère
De sombres paillettes militent sur mes paupières
Et le temps, et le temps, et le temps, et le temps, et le temps
Lui seul les retient
Au bout de mes doigts s’agite ma colère
S’écrasent à tout va les mots comme des pierres
Que le temps, que le temps, que le temps, que le temps, que le temps
Que le temps aiguise sans fin… »**
Peu importe l’animal, c’est la colère qui compte face à un gouvernement pour qui tout est bon pourvu qu’il garde le pouvoir ! Le vote sur la prolongation de l’état d’urgence devient un fourre-tout, mieux que le sac magique de Mary Poppins. Donc, voilà notre majorité, prise la main dans ce sac, essayant d’esquiver la responsabilité du gouvernement en faisant passer une loi censée défendre les maires ! Sauf que, la responsabilité des maires est déjà encadrée depuis les lois de décentralisation de 1990 : « Un maire ne peut être reconnu coupable de délit qu’en en cas de faute, d’imprudence, de négligence ou de manquement à une obligation de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, s’il est établi que l’auteur des faitsn’a pas accompli les « diligences normales » compte tenu, le cas échéant, de la nature de ses missions ou de ses fonctions, de ses compétences ainsi que du pouvoir et des moyens dont il disposait ». Ne disposant, dans cette crise sanitaire, d’aucun pouvoir, (pour rappel le Conseil constitutionnel a retoqué les initiatives des maires voulant mettre en place un couvre-feu, ou le port du masque obligatoire..), ni de moyen, les voilà dédouanés… That it ! Mais LAREM n’a pas pu s’en empêcher, il fallait essayer, discretos, d’inclure toutes les personnes dépositaires d’une mission de service public, donc tous les membres du gouvernement. C’est raté, tout le monde les a vus arriver avec leurs gros godillots. Mais le Sénat, première Ephad de France, a pinaillé, réécrit des paragraphes puis a voté… Pour. À vomir ! Le texte est remis dans les tuyaux, il sera de nouveaux soumis au vote ! À suivre… Mais quand même, moi je dis chapeau, mieux que d’la cambriole ou qu’du vol de bagnoles, de la délinquence de haute voltige ! Ou comment s’auto-amnistier, poil au nez ! Eh ben, si tous les délinquants pouvaient voter des lois comme bon leur semble, y’aurait plus de problèmes d’engorgement dans les tribunaux ! 
« Rien n’est trop sombre
Rien n’est trop sûr
Je ne suis qu’ombre
Je me fais mur
Comme un félin je me déplace
Raflant les objets de valeur
La gorge serrée par l’angoisse
Au Voleur! »***
Ah, au fait, comme notre cher président et ce gouvernement se croient au-dessus de tout, et n’en sont pas à un détournement de loi près, ils se sont dit, que ce serait une riche idée si le directeur du Mobilier National voulait bien organiser une vente aux enchères pour la Fondation des Hôpitaux de France dont la présidente n’est autre que Brigitte Macron. Bah oui, quelques meubles, tapis et autres babioles qui prennent la poussière dans les réserves… Ce serait tellement charitable. Le seul hic, c’est que toutes ces vieilleries, ont été achetées avec l’argent public et ce genre de ventes sert, en principe, à renflouer les caisses de l’état, or, la fondation des Hôpitaux de France est un organisme privé ! Heu, est-ce que ça ne s’appelle pas du détournement de biens publics ? Ça pue tellement les entourloupes… Qu’importe, je peux mettre le nez dedans parce que j’ai un masque.

*Fais comme l’oiseau –Michel Fugain
**Ma colère – La grande Sophie
***Au Voleur ! – Charles Aznavour

2 réflexions sur “Confinement – Jour 50

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